Bruno Retailleau : « Saint-Etienne-du-Rouvray : un nouveau cap passé dans la guerre symbolique »

Hier l’horreur a encore frappé notre pays de la manière la plus lâche qui soit. Un prêtre de 86 ans a été égorgé dans son Eglise alors qu’il célébrait la messe.

Je m’unis à la douleur des chrétiens de France et en particulier ceux de la paroisse de ce prêtre. Cet acte barbare est aussi un nouveau cap passé dans la guerre symbolique que mènent les terroristes islamiques depuis des mois à notre pays.

En s’attaquant à un prêtre pendant la messe, ils ont voulu atteindre le cœur même de la foi des chrétiens. Ce prêtre qui a servi l’Eglise toute sa vie et durant ses 58 ans de sacerdoce était en train de célébrer le sacrement le plus important dans la vie des Chrétiens, le sacrément de l’eucharistie qui est dans la foi catholique une actualisation du sacrifice d’un autre innocent, le Christ, pour qui l’abbé Jacques Hamel a donné sa vie jusqu’à mourir dans l’exercice de son ministère sacerdotal.

Cette nouvelle attaque terroriste doit encourager l’Etat à se montrer plus fort encore dans cette guerre. Le seul moyen d’éviter des affrontements entre les communautés que veulent les terroristes et de s’enfoncer dans un scénario à la Libanaise est que l’Etat soit fort. Un Etat fort c’est un Etat qui ne contente pas de s’indigner, c’est un Etat qui ne se complait pas dans le laxisme pénal mais c’est aussi un Etat qui se donne les moyens de mener cette guerre sans relâche en mettant hors d’état de nuire les islamistes radicaux, les prêcheurs de haine et tous les candidats au djihad. Ce n’est pas forcément de nouvelles lois dont nous avons besoin, il faut que la France se dote des moyens nécessaires pour appliquer celles qui existent. Le gouvernement a beaucoup de carte en main, mais cette main ne doit pas trembler.