Jacques Grosperrin : « Attentat de Nice : on ne peut plus se contenter de mesures prises en réaction ! »

Depuis l’effroyable soirée du 14 juillet à Nice, les communiqués et les messages de stupeur se multiplient. Une fois encore malheureusement...
Ces messages sont toutefois émaillés d’un sentiment de fatigue et de lassitude. Sommes-nous en train de banaliser ce genre d’événement ?
Certains qu’il ne s’agira malheureusement pas du dernier ?
En effet, combien d’hommages encore devront nous rendre pour des innocentes victimes de barbares sanguinaires ? Combien de vies prises, de familles endeuillées, de personnes traumatisées ?
Il est temps d’assumer, de dire clairement que nous sommes en guerre et de prendre les dispositions qui s’imposent.
Alors qu’un sondage Ifop pour le Figaro indique que 67% des personnes interrogées n’ont plus confiance en François Hollande et son gouvernement pour faire face et lutter contre le terrorisme. Je crois que c’est toute la classe politique qui doit se sentir concernée, et je n’ai pas la prétention de vouloir faire exception à la règle ! Les réponses politiques apportées à une telle crise ne sont pas satisfaisantes. A un moment où le sentiment d’unité nationale devrait être un moteur, une force pour se relever et continuer à avancer, nous traversons une crise de confiance des
citoyens envers leurs élus. Et ce sentiment nous affaiblit.
C’est pourquoi il n’est plus possible de se contenter des mesures prises en réaction aux attentats. Nous devons avoir un coup d’avance. Nous devons mettre tous les moyens possibles à la disposition des services de renseignements et de l’armée.
Les résultats du sondage cité précédemment sont sans appel : 81% des sondés sont prêts à accepter davantage de contrôles et une certaine limitation de leurs libertés...