Débat d’orientation des finances publiques et loi de règlement : l’autosatisfaction gouvernementale ne convaincra pas la majorité sénatoriale !

Jeudi 7 juillet s’est tenu au Sénat le débat d’orientation des finances publiques ainsi que l’examen de la loi de règlement 2015. Si ce débat est l’occasion pour le parlement de définir les grandes orientations budgétaires de l’année à venir, la loi de règlement permet de faire le bilan de l’année écoulée. Les sénateurs Les Républicains se sont unanimement inquiétés de la pente glissante que prenaient l’endettement et la dépense publique. « Nos finances publiques sont dans un état catastrophique », a indiqué Bruno Retailleau (Vendée), Président du groupe.

L’intervention d’Albéric de Montgolfier, rapporteur général de la commission des finances

Le rapporteur général, Albéric de Montgolfier (Eure-et-Loir), a dressé un bilan alarmant : « La France fait partie des quatre derniers pays de la zone euro à avoir son déficit au-dessus des 3% du PIB ». Non seulement la réduction des déficits a été insuffisante, mais le budget 2017 verra le niveau de la dépense publique s’aggraver considérablement. La France paiera le prix des « cadeaux » pré-électoraux inconsidérés de François Hollande. Pour Albéric de Montgolfier : « C’est une véritable bombe à retardement qui se prépare ».

L’intervention de Philippe Dallier, sénateur de Seine-Saint-Denis

Philippe Dallier (Seine-Saint-Denis) a pour sa part rappelé que l’état actuel des finances était dû à l’inconstance de la politique financière et fiscale de François Hollande : «  Le changement c’est tout le temps », a-t-il rappelé. En effet, l’exécutif a entamé une fuite en avant inquiétante !

L’intervention de Francis Delattre, sénateur du Val-d’Oise

Pourtant, le gouvernement s’obstine à dresser un bilan flatteur de son budget ainsi que des perspectives pour 2017. Cet exercice d’autosatisfaction ne résiste pas à l’épreuve des chiffres établis par la Cour des comptes, qui à la différence de la comptabilité gouvernementale, comptabilise tous les « cadeaux » pré-électoraux de François Hollande. Le résultat est sans appel : la France ne pourra pas tenir ses engagements européens en matière de réduction des déficits. Face à cette triste réalité, Francis Delattre a d’ailleurs rappelé que : « Le gouvernement pratique des jeux d’écritures comptables trompeurs, mais cela ne règle rien… ».