Notre ambition européenne : pour un second souffle au projet européen

Mercredi 29 juin les sénateurs les Républicains ont présenté les conclusions de leur groupe de travail sur l’Europe : « Notre ambition européenne ». Le coup d’arrêt qu’a subi l’Union Européenne avec le récent Brexit doit servir d’électrochoc pour relancer le projet européen. Pour cela, les Républicains Sénat s’appuient sur 36 propositions réparties autour de trois piliers fondamentaux.

Il s’agit d’abord d’ancrer l’Europe dans une histoire et un territoire. L’Union Européenne doit affirmer ses racines et assumer des frontières cohérentes, stables et définitives. « Les frontières disent ce que nous sommes et ce que nous ne sommes pas », a rappelé Bruno Retailleau (Vendée). En conséquence, les négociations d’adhésion avec la Turquie doivent prendre fin. « Assumons nos positions et arrêtons de faire croire que la Turquie peut intégrer l’Europe », a précisé Pascale Gruny (Aisne).

Ensuite, l’Europe doit donner d’avantage d’espace à l’expression des préférences nationales. Les parlements nationaux doivent retrouver une place centrale dans les processus de décision, car les Etats-Nations restent avant tout le cadre où s’expriment les peuples. Les sénateurs les Républicains préconisent donc de donner un vrai pouvoir d’initiative aux parlements nationaux, et dans le même temps de concentrer l’action européenne sur l’essentiel. « Les souverainetés nationales doivent retrouver une place centrale dans l’Union », a souligné Bruno Retailleau.

Enfin, l’Europe doit protéger les Européens. Elle ne prendra du sens aux yeux de ses peuples que si elle est capable de leur assurer une protection. Les enjeux économiques, migratoires et sécuritaires du XXIème siècle, appellent à une meilleure maîtrise des frontières extérieures et à une défense accrue des intérêts européens dans la mondialisation. Jean Bizet (Manche) a d’ailleurs insisté la nécessité de : « Construire une Europe-puissance, capable de faire face à l’extraterritorialité des Etats-Unis ».